Protoxyde d’azote : la Ville passe à l’action
Un enjeu de santé publique majeur
La consommation récréative de protoxyde d’azote, notamment par les adolescents et les jeunes adultes, constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique.
La consommation de ce gaz toxique est particulièrement dangereuse.
Dès la première prise, elle peut entrainer des vertiges, des hallucinations, un engourdissement des membres, une perte de connaissance, mais aussi des brûlures graves et des paralysies neurologiques parfois irréversibles.
Son usage implique également des conséquences indirectes : mise en danger d’autrui (notamment lors de la consommation au volant), dégradation de l’espace public (plusieurs tonnes de bouteilles ont été ramassées sur la voie publique dans la métropole de Lyon en 2025), détérioration de l’environnement (recyclage complexe et coûteux).
Si le transport, la vente et la consommation de protoxyde d’azote sont déjà strictement encadrés en France, le gouvernement entend renforcer les sanctions juridiques concernant son usage détourné.
À Saint-Priest, un arrêté municipal interdit depuis 2021 la vente de protoxyde d’azote aux mineurs ainsi que la détention et la consommation de ce gaz toxique.
Une campagne d’information « choc »
Face à l’urgence de cet enjeu de santé publique, la Ville de Saint-Priest réagit.
Une grande campagne d’information a d’ores et déjà été déployée à destination des jeunes et des parents.
Avec le slogan : « Protoxyde d’azote, le cerveau en compote », la Ville entend alerter jeunes et familles sur les dangers de ce gaz toxique sur la santé.
Tous mobilisés
Le Conseil municipal des jeunes (CMJ) s’est également emparé du sujet. Ils seront formés dès la rentrée par des professionnels de santé afin de réaliser un clip vidéo de sensibilisation autour du protoxyde d’azote, qui sera diffusé sur les réseaux sociaux de la Ville ainsi que sur les ENT des établissements scolaires.
Le service promotion de la santé du CCAS organisera une conférence dédiée le mercredi 18 novembre au Théâtre Théo Argence. Destinée aux jeunes et aux parents, elle sera animée par des professionnels de santé, avec une intervention de la police municipale sur les aspects réglementaires et les risques liés à la loi.
Le « protoxymètre », inspiré du « violentomètre », sera utilisé pendant les animations « Hors les murs » cet été, puis largement diffusé dans les structures de proximité.
Les numéros d’aide
Si vous ou l’un de vos proches êtes confrontés à une consommation problématique, des services d’écoute anonymes et gratuits sont disponibles :
- Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 (7j/7, de 8H à 2H).
- Site web : www.drogues-info-service.fr
En cas d’urgence médicale, contactez le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers).